samedi 4 octobre 2014

Reykjavik, transit.

Le choc est plus que thermal. On passe de 26 a 9 degres centigrades. On a vole 3 heures, il est 9 heures du matin. Mon corps commence a m interroger sur le pourquoi de cette torture. Meme si mes yeux epousent les courbes. Des quelques touristes americaines agreables a regarder, deja. Des cotes affleurant l aeroport de Reykjavik, aussi. Et des fjords tous proches, noyes dans la brume.
Le ciel n est pas bas, il n existe pas. Le soleil non plus. Les reliefs finissent finalement par disparaitre, avales par la poisse, fruit des convexions oceaniques.
Les quadripedes sapiens-sapiens s affalent les uns apres les autres sur un mobilier d attente style IKEA. L Islandais est spartiate. 300 est d ailleurs dans la liste des films disponibles afin de se soustraire a la monotonie du vol.
Je ne suis pas en automne. Je ne suis pas en hiver. Je suis en transit. Je suis dans un systeme digestif tentaculaire qui me recrachera tel qu il m avait avale. Quelques poils blancs en plus, peut etre.
J ai deja peur de me tromper, d avoir fait ca pour rien, parce que je sais deja, avant ca, que je n appartiens pas. A l aventure, aux autres, a tout ce qui n est pas moi.
Et puisque je ne suis rien, puisque je ne me suis pas trouve, alors...
Et puis non. C est la fatigue, c est tout, rien que ca, juste la fatigue. Qui me tient dans sa pogne. Elle me tient. Je n arrive pas a m endormir, mais mes tempes sont frappees au rythme de la lumiere crepusculaire qui penetre mes iris.  

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